Greg Pierre, handballeur, avant METAMORPHOSEYOU

Notre histoire

Le pire moment de ma vie est devenu le plus beau cadeau.

L'histoire de Greg Pierre, et de la méthode née de sa reconstruction : 6 piliers, un à la fois.

Le Greg d'avant

J'ai signé mon premier contrat au centre de formation de Dunkerque. On a été champions de France. Ensuite Valence, Limoges, Gravelines : la Nationale 1, quelques matchs en D1. Ma vie était simple : muscu le matin, repos, entraînement le soir, et chaque week-end un match, un bus, une salle.

Je me souviens du palais des sports de Beaublanc, à Limoges. Et surtout du visage de ma mère dans les tribunes, le jour du titre. J'étais buteur, capitaine, leader. Et je vais être honnête : j'aimais ce statut. Il nourrissait mon ego. Il me donnait l'impression d'exister.

Le handball, ce n'était pas mon métier. C'était qui j'étais. Et le jour où ça s'arrête, qu'est-ce qui reste de toi ?

La chute

À 32 ans, j'arrête. Par choix. J'avais ouvert ma salle, je donnais tous les cours, je ne pouvais plus prendre le risque de me blesser. Le lendemain, pas le temps d'être triste : la salle est pleine, je suis encore devant tout le monde, encore sur une estrade. Je fais ce que beaucoup d'entre nous font : je mets tout sous le tapis.

Avec le recul, je n'avais pas changé de vie, j'avais changé de terrain. Le moteur était le même : réussir, être vu, exister. Un moteur qui venait de loin : j'ai passé des années à vouloir rendre mon père fier.

En 2014, j'ouvre L'Atelier 83, du nom de mon numéro de maillot. Plus de 800 adhérents, très vite. Mais je n'avais jamais entrepris : les salariés, la compta, la com, j'apprends tout sur le tas. Puis le covid. La trésorerie prend un énorme coup, je dois me séparer de mes salariés et tout reprendre seul. À la sortie, mon couple ne tient plus, et nous nous séparons. Dans la foulée, je perds mon poste de préparateur physique au club, et quelque chose se fissure : je doute de tout, de ma légitimité, de moi.

Je travaille comme un acharné pour rembourser les dettes du covid, et j'y arrive. Mais mon corps lâche. Il y a les nuits, l'alcool, les soirées tous les soirs, la cigarette. 2023, 2024 : deux ans comme ça. Je vis dans ma salle ou chez mes parents, je vois peu mes enfants, j'annule les séances du matin parce que je suis démonté. Le coach qui voulait toujours montrer l'exemple ne se reconnaît plus.

J'étais entouré de monde tous les soirs. Et je n'avais jamais été aussi seul.

Le miroir

Je bois parce que je n'arrive plus à dormir. Je m'endors direct, et je ne récupère jamais. Un soir de janvier 2024, je suis au plus mal. Mon téléphone sonne : c'est un ami. Et pour la première fois de ma vie, je dis à quelqu'un : je ne vais pas bien.

Si toi aussi, tu as déjà eu ces pensées-là : parle. À quelqu'un que tu aimes, ou au 3114, gratuit, jour et nuit. Moi, c'est un coup de fil qui a tout changé.

Cet ami me fait entrer comme formateur. Les week-ends aux quatre coins de la France m'aèrent la tête, mais je continue la fête. Et puis il y a le 24 juin 2024. Un lundi soir. Je mets plus de deux heures à rentrer à pied, pour moins d'un kilomètre. J'arrive chez moi, et je me vois torse nu dans le miroir.

Je me dis : « Mais qui es-tu devenu ? » Une vieille gloire qui se ramasse dans les bars un lundi soir. Toi qui vends la santé à tes clients, avec 20 cigarettes par jour et l'alcool sans limites. Cette nuit-là, j'ai cru que j'allais y passer. Et je me suis promis : c'est la dernière.

Le lendemain, 7 heures, je pars courir. Je ne sais même pas pourquoi. Comme pour tout vider. Je fais un malaise au bout de la plage et je me réveille chez un monsieur qui m'a mis un gant de toilette sur la tête. Je lui dis que je suis déshydraté, et je rentre à pied.

Ce jour-là, je comprends deux choses. Un : j'ai touché le fond du fond. Deux : personne ne viendra me chercher. Je dois me métamorphoser, et il n'y a que moi qui peux le faire.

La reconstruction

Première décision : alcool zéro. Pas de demi-mesure. Chez moi, un rosé en terrasse à 17 heures, ça finissait à 5 heures du matin. Et plus je me renseignais, plus je comprenais que l'alcool est un vrai poison pour le corps humain.

Ensuite, j'ai reconstruit. Pas tout d'un coup. Pilier par pilier.

La méthode

6 piliers, 6 clés.

Ce qui a marché pour moi, et une action à faire dès demain.

1. Le sport

128 kilos, souvent la flemme, plus d'objectif. Alors une seule règle : bouger un peu, chaque jour.

La clé : pas besoin d'un objectif de performance, juste de mouvement.
Demain : 10 minutes de marche.

2. Le sommeil

L'alcool m'assommait, mais je ne récupérais jamais. J'ai dû réapprendre à m'endormir sans rien. Au début, des musiques apaisantes m'ont aidé.

La clé : s'assommer, ce n'est pas dormir.
Ce soir : 30 minutes sans écran avant de te coucher.

3. La nutrition

Je vivais d'Uber Eats. J'ai eu envie de cuisiner moi-même. Pas pour un régime : pour retrouver le plaisir de manger.

La clé : le plaisir d'abord, la balance suit.
Cette semaine : cuisine un repas toi-même, du début à la fin.

4. Les relations

Tout tournait autour de l'apéro et des soirées. J'ai dû changer tout mon cercle. Il est resté un ami, mes enfants, mes parents. Et j'ai fait la rencontre la plus importante : la mienne.

La clé : ton entourage, c'est ton environnement.
Ce soir : écris qui te tire vers le haut, et qui te tire vers le bas.

5. Le mindset

Un petit carnet acheté chez Action. Chaque jour, je notais tout. Puis les stoïciens, et une appli qui me demandait de m'engager le matin et de valider ma journée le soir. Au bout de 100 jours, tu n'as plus envie de remettre le compteur à zéro.

La clé : ce qui se note se change.
Ce soir : 3 lignes. Ce qui a été bien, ce qui a été dur, ce que tu fais demain.

6. L'ambition

Un jour, j'ai parlé de mon arrêt de l'alcool sur Instagram. Quatre personnes m'ont écrit que ça les motivait. En formation, mes élèves me disaient que ma façon de voir la vie les aidait. Je me suis dit : peut-être que mon histoire peut servir.

La clé : ce que tu traverses peut devenir la force de quelqu'un d'autre.
Demande-toi : à qui mon histoire pourrait servir ?

Aujourd'hui

En juin 2024, je ferme ma salle. Je rembourse toutes les dettes, jusqu'au dernier euro. Puis je lance METAMORPHOSEYOU, pour que ce qui m'a sauvé serve à d'autres.

En juillet 2025, je m'installe dans les dunes. Le 15 août, je rencontre Charlotte, dont l'entreprise s'appelle Terre & Sérénité. Je crois qu'elle est arrivée quand j'étais prêt. Fin 2025, nous trouvons une maison à Rosendael, à Dunkerque : idéale pour accueillir notre famille de sept, y installer METAMORPHOSEYOU et Terre & Sérénité, et travailler depuis la maison. Mes filles sont là une grande partie du temps, avec un cadre et un environnement qui leur fait du bien.

J'ai perdu 30 kilos. Et ça fait plus de deux ans que je n'ai pas bu une goutte d'alcool. Pendant ce temps, METAMORPHOSEYOU a pris forme : le Temple, l'appli, le Protocole, et plus de 200 coachs formés à la méthode.

Le 24 juin 2024, un miroir m'a demandé : qui es-tu devenu ? Aujourd'hui, je te pose la question autrement : qui as-tu envie de devenir ?

Mon cadeau était très mal emballé. Le tien l'est peut-être aussi. Mais il est là.

Le sport a été mon excuse. Ce que j'ai trouvé derrière, c'est moi.

Le chemin

Avant / aujourd'hui.

Greg Pierre avant, pendant la période de reconstructionAvant
Greg Pierre aujourd'huiAujourd'hui

Le corps a changé après le reste. Pas avant.

Greg Pierre avec Charlotte, aujourd'hui
Greg Pierre, stable et serein, aujourd'hui

Stable, entouré, et à ma place. Ce n'est pas qu'une histoire de corps.

Ce qui ne change pas

Ce que je crois.

Le cadre avant la motivation

On ne compte pas sur la motivation pour tenir dans la durée. On construit un cadre, et le reste suit.

Mesuré, pas promis

Chaque bilan est chiffré. Pas de promesse magique : un résultat qu'on peut vérifier, mois après mois.

Un corps pour durer

L'objectif n'est jamais de performer un jour de plus. C'est de rester fort, mobile et autonome pour les décennies à venir.

La suite, c'est toi

Quelle porte te correspond ?

Ta métamorphose commence par un premier pas.